Les Echos / Clotilde Briard
Temps de lecture : 2 min · Catégorie : Le marché

Le bio ne suffit plus, il faut des preuves de bio

Avec le développement massif de l’offre bio, la banalisation guette. Conséquence, les marques alimentaires doivent désormais donner de nouveaux gages aux consommateurs. L’origine des ingrédients, la rémunération des producteurs et l’équilibre nutritionnel s’invitent à la table.

image Le bio ne suffit plus

Qui se souvient encore des sourires un brin moqueurs que s’attira le prince Charles en créant la griffe bio Duchy Originals au début des années 1990 ? Aujourd’hui, pas une semaine ne s’écoule sans qu’une grande marque ne lance des produits portant l’estampille. Longtemps, pourtant, les groupes alimentaires se sont montrés frileux, laissant le champ libre aux PME. Par crainte de jeter le doute sur le reste de leurs références. Désormais, ils surfent sur la vague, rêvant de s’octroyer une part d’un gâteau qui ne cesse de grandir.

Les industriels ne doivent pas pour autant croire qu’un boulevard est ouvert devant eux. Certes, l’appétit des consommateurs pour le bio ne se dément pas. Il atteindra même 7 % du chiffre d’affaires alimentaire de la grande distribution en 2021, contre 4,6 % au printemps dernier, selon le cabinet IRI. Et les enseignes spécialisées, de Biocoop à Naturalia , ont affiché en 2018 des croissances de plus de 10 %. Mais face au déferlement de l’offre, le logo AB ou le logo bio européen apposés sur un packaging suffisent de moins en moins.

Image quelles graines choisir ?

Prouver sa crédibilité

A l’heure où les Français scrutent plus que jamais le contenu de leurs assiettes, ils attendent des marques qu’elles prouvent leur crédibilité à aller sur ce terrain. Et qu’elles s’engagent dans une démarche globalement durable. Parce qu’avec une forme de banalisation, des interrogations ont commencé à naître. Le hors-série d’été de « 60 millions de consommateurs » intitulé « Le meilleur du bio » a fait parler de lui en pointant des dérives de certains produits pas chers et des profils nutritionnels loin d’être toujours idéaux.

Avant de mettre des biscuits ou un plat cuisiné dans son panier, on veut de plus en plus savoir ce qu’il y a dedans. Que ce soit en utilisant une application comme Yuka . Ou en recherchant des précisions sur l’origine des ingrédients. Aucune raison que le bio échappe à la règle. En sortant de sa niche de marché, il se retrouve plus exposé.

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